Liquid AI sort aujourd'hui LFM2.5-24B-A2B, un MoE de 24B paramètres dont seulement 2B sont actifs par token, pensé pour faire tourner des agents en local.
Même architecture que LFM2 (40 couches, 64 experts en top-4, hybride convolutions courtes + GQA), mais le contexte passe de 32K à 131K tokens, le pré-entraînement double (environ 33T tokens) et le modèle devient reasoning-only.
Et surtout, la dernière phase d'entraînement est du RL fait directement dans des harness d'agents : OpenClaw, Hermes Agent, Pi, OpenCode. Pour moi, le vrai sujet est là.
Sur les benchmarks (chiffres déclarés par Liquid AI, pas encore vérifiés de façon indépendante), le profil est très net :
- Tool use : 48,09 sur LiveClaw contre 38,19 pour Qwen3.6-35B-A3B, et 27,69 sur AutomationBench là où le suivant plafonne à 8,72.
- Instruction following : premier sur IFEval (96,75), IFBench et Multi-IF.
- Code et connaissances : nettement derrière, 51 sur SWE-Bench Verified contre 66,2 pour Qwen.
Liquid AI le reconnaît d'ailleurs lui-même : pour les tâches lourdes en connaissances, branchez-le sur du RAG ou de la recherche web.
Côté vitesse, il annonce 184 tok/s sur un M5 Max et 114 tok/s sur un Ryzen AI Max+ 395.
Donc ce n'est pas un modèle pour coder à votre place, c'est un modèle d'orchestration : lire une consigne, appeler les bons outils, enchaîner les étapes sans saigner un forfait API.
Et c'est exactement là que le coût par tâche compte plus que le coût par token : un agent qui tourne en continu sur votre machine, avec 2B actifs, chaque token de raisonnement ne coûte quasiment rien.
Je ne l'ai pas encore testé. Mais il est open-weight, avec support llama.cpp, MLX, vLLM et SGLang dès le premier jour, donc la question va vite trancher : est-ce que ces 48 points sur LiveClaw tiennent sur des chaînes d'outils réelles, beaucoup moins propres qu'un benchmark ?