La French-Tech en baisse de régime

La French-Tech en baisse de régime
Alexandre P. dans Startup - mis à jour le 25-03-2025

L'écosystème startup français face aux défis : analyse de la crise, des success stories comme Qonto et Mistral, et pourquoi l'échec est peut-être nécessaire pour l'innovation.

L'écosystème des startups françaises : crise ou assainissement ?

Mac4Ever a posté dernièrement un article qui parle de l'écosystème startup en France et s'appuie sur des études et statistiques pour faire plusieurs constats: https://www.mac4ever.com/web/187803-la-bulle-eclate-pour-les-startup-francaises

  • Les startups vont mal (car nombreuses sont celles qui coulent)
  • Les startups les plus anciennes ont plus de mal à affronter le marché actuellement
  • Les startups d'après 2020 tiennent mieux (avec moins de financement)

Pour avoir connu ce marché et avoir travaillé avec des startups sur ces périodes, oui, il y a eu une chute du financement.

Nos startups:

La frenchtech en chute

Pour autant est-ce négatif ?

Oui et Non !

D'un côté, c'est dommage que certains projets ne se lancent pas faute de budget, mais d'un autre côté, c'est bien mieux d'affronter le marché en ayant bootstrapé un projet et en étant capable de subvenir seul à ses besoins, que d'être obligé de lever des fonds pour survivre.

"Bootstrapper une boîte, c'est se faire vacciner contre le marché et avoir les anticorps."

Si la boîte a toujours besoin d'être sous perfusion, il y a un problème !

La root cause

J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je pense que tout ceci arrive parce que le marché a toujours raison. La plupart des projets qui ont obtenu un financement ne sont pas fous, il faut se l'avouer. Certains d'entre eux sortent du lot (Mistral, Qonto, BackMarket, Alan)... Rien de ce que je vais dire n'est sponsorisé, c'est juste un constat en tant que consommateur:

  • Oui BackMarket propose de supers produits avec des garanties: écologique, pratique et économique, que demander de mieux ?
  • Oui Mistral est incroyable, probablement un des meilleurs modèles du moment.
  • Oui Qonto (ma banque) est une banque géniale, ça marche très bien, c'est réactif, les opérations fusent... Ils ont mis la barre haute à tel point que quand je me fais démarcher par une banque traditionnelle, c'est MORT ! Jamais un prestataire traditionnel ne pourra lui arriver à la cheville en matière de fiabilité et de prix (certaines banques m'ont demandé un pourcentage de CA pour signer chez eux, mais lol), donc même s'ils ont augmenté leur prix depuis les débuts, impossible de se dire que la valeur n'y est pas quand on met ce prix.

En dehors de ces quelques géants, on a quoi ?

Des tentatives de marketplace avec une exécution désastreuse (seul Mirakl survie), des constructeurs de vélos qui ont esquivé les tests techniques...

Dans la vie, il faut essayer des choses, et continuer d'essayer. Je trouve même que c'est bien que ces sociétés aient tenté l'aventure. Mais le marché a tranché et si le service ne décolle pas c'est qu'il n'en valait pas la peine.

Faut-il s'alarmer du taux d'échec ?

Je pense que comme dans la vie, plus on échoue, plus on apprend et plus on a des chances de réussir. Je reste persuadé qu'un acteur majeur va émerger prochainement et que notre état sera au devant de la scène internationale.

Morihei Ueshiba nous dit bien que: l'échec est la voie du succès.

Quand je vois le nombre de crash de sociétés aux États-Unis, je pense qu'on devrait accélérer pour avoir encore plus de chance de trouver de belles sociétés.

Ralentir le rythme fera aussi en sorte que nous ayons moins de chance de briller.

FAQ

Est-ce que la baisse de financement signifie que l'écosystème startup français est en train de mourir ?

Pas nécessairement. Moins de financement pousse les startups à bootstrapper, c'est-à-dire à devenir rentables par elles-mêmes, ce qui les rend plus solides face aux aléas du marché. Une startup dépendante en permanence des levées de fonds est un signal d'alerte, pas un modèle sain.

Quelles startups françaises tirent réellement leur épingle du jeu en ce moment ?

Quelques noms ressortent clairement : Mistral pour l'IA, Qonto pour la banque pro, BackMarket pour le reconditionné, et Alan pour la santé. Ce sont des services qui apportent une valeur concrète et mesurable à leurs utilisateurs, ce qui explique leur solidité.

Pourquoi les startups créées avant 2020 souffrent-elles davantage ?

Elles ont souvent été construites dans un contexte où le financement était abondant et facile à obtenir, ce qui a pu masquer des failles dans leur modèle économique. Quand les robinets se ferment, ces fragilités remontent à la surface.

Le taux d'échec élevé des startups françaises est-il vraiment un problème ?

L'échec est présenté ici comme une étape nécessaire à l'innovation : plus on tente, plus on apprend, et plus les chances de voir émerger un acteur majeur augmentent. Ralentir le rythme des tentatives réduirait mécaniquement les chances de trouver la prochaine grande réussite.

Faut-il s'inquiéter face aux concurrents américains qui échouent aussi massivement ?

Au contraire, le volume de crashes aux États-Unis va de pair avec le volume de succès retentissants. L'idée est que la France devrait accepter davantage l'échec comme carburant de l'innovation plutôt que de le considérer comme une honte ou un frein.

#news#startup

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Alexandre P.

Développeur passionné depuis plus de 20 ans, j'ai une appétence particulière pour les défis techniques et changer de technologie ne me fait pas froid aux yeux.