OpenAI vous vend un collègue qui ne dort jamais
Des agents toujours actifs, avec leur propre ordinateur dans le cloud. Sur le papier, c'est la recrue idéale. Reste à savoir ce qu'elle coûte vraiment.
Et donc, c'est quoi un dot ?
Le 29 septembre, OpenAI a lancé les dots : des agents propulsés par GPT-6 Astra qui disposent de leur propre identité, de leur propre ordinateur et de leur propre navigateur dans le cloud.
Ils se branchent sur plus de 4 000 applications via l'écosystème de plugins, et on peut leur parler dans ChatGPT, par SMS, sur Slack, sur Teams, ou même les appeler, avec un contexte conservé d'un canal à l'autre.
Le déploiement démarre sur les forfaits Pro et Business Premium, Enterprise étant en bêta, et une version "spécialisée" pour les entreprises arrive en pilote avec une intégration Microsoft Agent 365.
Mais la vraie nouveauté, c'est le "toujours actif"
Je passe rapidement sur les peluches multicolores prénommées Iggy ou Felipe : c'est du packaging pour faire passer un agent autonome pour un compagnon sympathique.
Ce qui m'intéresse, c'est que le dot bosse quand vous ne lui demandez rien, via ce qu'OpenAI appelle la "recherche proactive". Les garde-fous annoncés sont les suivants :
- en arrière-plan, des outils restreints qui ne peuvent ni envoyer de messages, ni modifier vos applications, ni piloter votre machine
- des règles par défaut (agir seul ou demander une approbation), que vous pouvez surcharger pour autoriser, exiger une validation ou bloquer
- certaines actions sensibles, comme changer un mot de passe, qui vous restent réservées
Donc, combien coûte une tâche ?
Le premier dot est "inclus sans frais supplémentaires" dans les forfaits concernés.
Mais il y a un quota pour les tâches approfondies (étendu uniquement le premier mois), les tâches lancées dans Codex ou ChatGPT Work sont décomptées de vos limites habituelles, et OpenAI prévoit déjà un abonnement mensuel pour ajouter des dots ou les faire travailler plus vite.
Je le répète souvent ici : le prix au token ne veut rien dire, seul compte le coût d'une tâche de bout en bout, et pour un agent qui tourne en fond 24 h/24, OpenAI ne donne aucun chiffre.
Je ne l'ai pas encore testé, donc je m'arrête là : je jugerai sur pièces quand j'aurai vu ce qu'un vrai workflow consomme en quota, et si ce collègue qui ne dort jamais finit par coûter plus cher qu'un stagiaire.
Ce que j'annonçais déjà dans cet article.